Calculateur de pertes de chaleur multi-niveaux (Québec)

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Votre maison

Unités de surface et de longueur
Votre municipalité n’est pas listée? Choisissez la plus proche au climat semblable; le CNB précise qu’une interpolation peut ne pas être valide.
22 °C : valeur de chauffage utilisée par le guide de RNCan.

Niveaux

Du plus bas au plus haut. Le plafond sous l’entretoit s’applique au dernier niveau de la liste. Périmètre exposé : ne comptez pas les murs mitoyens.

Toute la maison

CAH50 : renouvellements d’air par heure à 50 Pa (test d’infiltrométrie).
0 si aucun appareil ne fonctionne en continu.
Valeur de la fiche technique de votre VRC; 0 pour un simple ventilateur d’extraction.
Important : estimation simplifiée, non conforme à la norme CSA F280 ni au Manual J. La puissance de la thermopompe doit être confirmée par un calcul de charge fait par un professionnel, idéalement avec une évaluation ÉnerGuide (test d’infiltrométrie inclus), et l’installation confiée à un entrepreneur titulaire d’une licence de la RBQ.

Méthode de calcul

  1. Écart de température : température intérieure (22 °C par défaut, comme le guide de RNCan) moins la température de design de janvier à 2,5 % de la localité (CNB 2020, tableau C-2).
  2. Murs, plafond, fenêtres : perte = surface × écart ÷ RSI (ou surface × facteur U × écart pour les fenêtres). Surface de mur = périmètre exposé × hauteur sous plafond, moins les fenêtres. La solive de rive et les planchers au-dessus d’un garage ne sont pas comptés à part.
  3. Sous-sol (approximation) : la partie hors sol est traitée comme un mur ordinaire. Pour la partie enterrée et la dalle, nous suivons le principe publié par le CNRC (Latta et Boileau, 1969) : la chaleur traverse le sol en suivant des arcs de cercle jusqu’à la surface, donc la résistance du sol augmente avec la profondeur. Conductivité du sol : 0,8 BTU/(h·pi·°F), soit environ 1,38 W/(m·K), la valeur moyenne de ce document. Borne haute : écart entre l’intérieur et l’air extérieur de design, comme dans ce document (prudent). Borne basse : écart avec la température moyenne annuelle de l’air, dont le sol profond reste proche, estimée à 18 − degrés-jours ÷ 365 (estimation du site). La nature du sol, la neige et la nappe d’eau peuvent changer beaucoup le résultat. Dalle : résistance de base RSI 0,2 (estimation du site), plus l’isolant saisi.
  4. Fuites d’air : renouvellements naturels ≈ CAH50 ÷ 20. Ce diviseur est une heuristique répandue (attribuée au Lawrence Berkeley National Laboratory), pas une mesure; par grand vent ou très grand froid, les fuites peuvent être plus fortes. Perte = 0,33 × renouvellements par heure × volume (m³) × écart.
  5. Ventilation : perte = 1,2 × débit (L/s) × écart × (1 − efficacité de récupération sensible). 0,33 et 1,2 sont la capacité thermique de l’air (environ 1,2 kJ/m³·K), exprimée par heure ou par seconde.
  6. Prudence : aucun gain solaire ni interne (personnes, appareils) n’est soustrait, comme on le fait d’ordinaire pour la pointe de chauffage.
  7. Plage : la borne basse prend la meilleure valeur de chaque préréglage (RSI le plus élevé, facteur U et fuites les plus bas), la borne haute la moins bonne. Une valeur que vous saisissez vous-même n’ajoute pas de plage; la partie enterrée du sous-sol en garde toujours une.
  8. Charge à −8,3 °C : charge de design × (15,6 + 8,3) ÷ (15,6 − température de design), selon l’équation 4 du guide de RNCan; à Montréal (−23 °C), environ 62 %.

Préréglages et sources

Valeurs proposées dans les listes; « estimation du site » = aucune source publique trouvée pour cette valeur exacte
PréréglageValeurSource
Murs : avant 1950, 1950 à 1979, 1980 à 2011RSI 0,7–1,4 · 1,4–2,4 · 2,8–3,6Estimation du site : épaisseurs typiques supposées (aucune, 50 à 89 mm, 140 mm de laine) × RSI de la laine de verre en natte, 0,55 à 0,76 par 25,4 mm (RNCan, Keeping the Heat In, 2012, tableau 3-1), plus les autres couches. Aucune série publique par époque pour le Québec n’a été trouvée.
Murs : exigence actuelleRSI 4,31 (moins de 6 000 DJ) · 5,11Code de construction du Québec, partie 9.36, tableau 9.36.2.6.-A, résistance thermique totale de la partie isolée (fiche technique GCR 9.36). Le zonage utilise les degrés-jours du tableau C-2.
Plafond : avant 1950, 1950 à 1979, 1980 à 2011RSI 1,0–2,5 · 2,1–3,5 · 3,5–5,3Estimation du site, même méthode (RNCan, tableau 3-1).
Plafond : exigence actuelleRSI 7,22 · 9,00Même tableau du Code (fiche GCR).
Murs de fondationRSI 0,2–0,3 · 2,1 · 2,99Non isolé et « environ R-12 » : estimation du site. 2,99 : exigence du Code pour les murs de fondation (fiche GCR).
Sol autour du sous-sol (borne basse)18 − DJ ÷ 365Estimation du site de la température moyenne annuelle de l’air à partir des degrés-jours du tableau C-2 (Montréal : 6,5 °C; Saguenay : 2,4 °C).
Fenêtres : simple, double clair, double low-EU 5,91 · 2,73 · 1,53–1,82Valeurs typiques au centre du vitrage (Kesik et Papp, Université Ryerson, tableau 1); une fenêtre complète perd souvent un peu plus. Contre-fenêtre : RNCan indique qu’elle réduit la perte d’un simple vitrage de presque la moitié (Emprisonnons la chaleur, section 8), d’où U 2,96.
Fenêtres : ENERGY STAR ou tripleU 0,80–1,22Maximum ENERGY STAR Canada 1,22 W/(m²·K) (spécification version 5.0); triples vitrages jusqu’à 0,8 (RNCan, section 8).
Étanchéité : avant 1950 à 2019CAH50 9,0–13,7 · 5,3–7,7 · 3,1–4,4 · 2,2–3,1Moyennes mesurées par décennie (tests ÉnerGuide, Alberta, Colombie-Britannique, Saskatchewan : Ismaiel et Chen, 2019, tableau 1) et moyennes canadiennes RNCan/SCHL de 1997 (13,7 avant 1921; 3,1 pour 1991–1997) rapportées par Ismaiel et al., 2022. Aucune série québécoise publique n’a été trouvée.
Étanchéité : neuve, R-2000CAH50 2,5–3,2 · 1,2–1,5Hypothèses de modélisation du CNB 2020 (9.36.5.10. 9)); norme R-2000 de RNCan (1,5 au plus) et moyenne mesurée de 1,23 (Ismaiel et al., 2022).

Questions fréquentes

Quelle différence avec l’estimateur rapide en BTU par pi² ?

L’estimateur rapide applique des repères par pi² d’Hydro-Québec. Ce calculateur additionne plutôt les pertes de chaque mur, fenêtre, plafond et sous-sol, plus les fuites d’air et la ventilation, à la température de design de votre localité. Il tient donc compte de l’isolation, des fenêtres et de l’étanchéité de votre maison.

Pourquoi une plage plutôt qu’un chiffre ?

Sans mesure, on ne connaît pas exactement la résistance thermique des murs ni l’étanchéité de la maison. Les préréglages donnent donc une borne basse et une borne haute. Un test d’infiltrométrie et les valeurs réelles de vos murs, de votre entretoit et de vos fenêtres resserrent la plage.

Ce calcul remplace-t-il un calcul selon la norme CSA F280 ?

Non. C’est une méthode simplifiée inspirée des principes de calcul de charge (surface × écart de température ÷ résistance). Elle n’est pas conforme à la norme CSA F280 ni au Manual J. Pour choisir et installer une thermopompe, faites faire un calcul de charge par un professionnel; une évaluation ÉnerGuide mesure aussi l’étanchéité de la maison.

Dois-je choisir une thermopompe selon le haut de la plage ?

Pas forcément. Le guide de RNCan propose deux approches : une puissance à −8,3 °C proche de la charge à cette température, avec un appoint par grand froid (option 4C), ou une puissance à la température de design proche de la charge de design (option 4D), souvent avec un modèle climat froid. Comparez toujours avec la puissance réelle du modèle à ces températures.

Voir aussi : l’estimateur rapide de puissance · les températures de design au Québec · l’analyse des coûts · les subventions 2026–2027 · tous les outils.